Selon les informations qui sont maintenant à notre disposition, il est fort probable que nous devrons envisager un effondrement de l'écosystème mondial avant la fin du siècle en cours et peut-être même avant que les plus jeunes d'aujourd'hui puissent devenir adultes.
Beaucoup de personnes seront tentées de protéger leurs situations et leurs acquis, alors que d'autres n'auront que la survie pour objectif. Cette situation risque de créer des conflits sans précédent. Dans un premier temps les forces armées pourront maintenir l'ordre et permettront d'assurer l'approvisionnement des populations, mais pas indéfiniment. L'approvisionnement ne pourra pas être assuré sur le long terme, d'autant plus que les armes se répandent rapidement. Dans les quelques décennies à venir, il y aura beaucoup plus de pays dotés d'armes nucléaires qu'à l'heure actuelle, avec pour conséquence une augmentation du risque.
Pour éviter cette dérive nous devons faire face au danger maintenant. Personne ne peut prédire les dommages irréversibles qui résulterons de ces changements profonds, en tout cas il ne sera plus possible de ressusciter les espèces disparues. Il est donc primordial de trouver, au plan mondial, les moyens qui permettront d'empêcher la surcharge et l'effondrement de la biosphère et de l'atmosphère. Nous pouvons le faire si nous agissons ensemble en si nous oublions un peu notre égoïsme.
La population du monde est en constante croissance et, bien que les experts estiment qu'elle plafonnera à 10 milliards vers les années 2050, il est évident que la terre ne peut pas soutenir une telle population avec les besoins actuels démesurés de consommation. Il est donc nécessaire d'agir d'une part sur la limitation de notre croissance démographique, et d'autre part sur notre consommation. Nous n'avons pas 7 planètes à notre disposition...
Nous devons remettre en cause un certain nombre des choses dont nous disposons actuellement: l'énergie nucléaire, la voiture privée, les avions, les transports routiers, l'armement, les produits chimiques... Il faudra faire évoluer tous ces secteurs afin de pouvoir continuer à vivre à la surface de notre terre. L'industrie, la production de masse et les relations de propriété (notamment de la terre), ont coupé le lien entre l'être humain et la terre nourricière. En dépit de la densité de la population, la terre est encore suffisante pour répondre à nos besoins, à condition de s'orienter vers une agriculture biologique, un jardinage de proximité, et une réduction de la consommation de viande. Nous pourrions alors retrouver les bénéfices du travail de nos propres mains, sans avoir recours aux grand systèmes mondiaux qui n'ont pour objectif que l'exploitation de l'homme.
Il nous faut retrouver les valeurs de l'être humain, de l'amour, de la compassion, de la générosité, du partage, pour partager ensemble l'aventure d'une vie différente qui ne serait pas contrôlée par des organismes internationaux immoraux.
Article réalisé à partir de http://www.adbusters.org/magazine/93/adventure-different-life.html et du livre de Rudolf Bahro "Avoiding Social and Ecological Disaster: The Politics of World Transformation". Bahro a rejeté le communisme, lorsque le gouvernement est-allemand a refusé de dénoncer l'invasion russe de la Tchécoslovaquie en 1968.


