Le "cloud computing" permet aujourd'hui aux directeurs informatiques d'entrer dans le nuage, mais seront-ils sur un petit nuage ou dans le brouillard?
Dans une entreprise, l'informatique coûte cher, très cher, mais elle est indispensable aujourd'hui pour rester compétitif, se développer, fonctionner correctement. Les directeurs informatiques sont donc confrontés aujourd'hui à la nécessité d'offrir toujours plus d'outils, et parmi les plus modernes, tout en contrôlant et en diminuant les budgets consacrés au traitement de l'information. Un objectif bien difficile à atteindre mais une nouvelle piste voit peut-être le jour: « le cloud computing », va-t-elle se transformer en avenue incontournable pour tout responsable informatique?
Les grands de l'internet possèdent des infrastructures gigantesques, avec des puissances de calcul et des services puissants. Qui sont ces géants? Les noms qui viennent naturellement à l'esprit sont: Google, Amazon, Yahoo, IBM, Microsoft, etc. Ces entreprises ont investi des milliards de dollars dans leurs unités de calcul et de stockage et les puissances mises en œuvre sont telles qu'il leur est possible de louer leurs serveurs, ainsi que leurs services à des entreprises qui acceptent de « délocaliser » leurs traitements informatiques. Evidemment les prix sont attirants et les directeurs informatiques qui ont déjà décidé de sauter le pas semblent confiant dans leur objectif de faire des économies substantielles en migrant vers les nuages disponibles.
A qui sont destinés ces nouveaux services offert par le calcul informatique dans le nuage (cloud computing)? Les startups et les pme, qui n'ont pas les moyens d'investir dans une puissance informatique nécessaire à leurs activités, trouveront bien des avantages à rejoindre le nuage; ils auront ainsi des infrastructures dignes des plus grands et elles pourront évoluer en fonction de leurs croissances. Les moyennes et grandes entreprises pourront confier une partie de leur informatique au nuage, pour mieux contrôler certains aspects de leur budget, pour absorber un surcroît d'activité, ou pour faire des test avant d'envisager d'autres investissements. Certaines entreprises choisiront de migrer l'ensemble de leur informatique dans le nuage pour faire des économies et mieux contrôler les dépenses.
Cette dématérialisation de l'informatique ne sera pas sans poser quelques questions. Comment seront gérés les techniciens et les ingénieurs actuellement en place dans les services informatiques des grandes entreprises si celle-ci choisissent « le cloud computing »? Ces entreprises accepteront-elles de voir leurs données résider sur des serveurs en Irlande, aux Pays Bas, aux USA, en Belgique? Des problèmes juridiques ne manqueront pas d'apparaître et en décidant d'entrer dans le nuage, certaines entreprises ne risquent-elles pas de naviguer dans le brouillard?
Référence: L'illustration de cet article a été tirée de Google Image


