La tentative d'attentat sur l'avion Amsterdam-Detroit fait beaucoup de bruit aux Etats Unis et les services de sécurité sont directement pointés du doigt par les responsables américains.
Le président des États Unis, Barrack Obama, a ordonné des évolutions importantes dans les règles de sécurité mises en œuvre pour protéger les citoyens américains, d'une part en renforçant les contrôles des passagers et d'autre part en étendant la liste des terroristes sous surveillance (terrorist watch list). Ces décisions ont été prises suite à la tentative d'attentat d'un jeune Nigérian fiché, le 25 décembre dernier contre le vol 253 de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Detroit.
En réponse à ces nouvelles orientations, l'administration de la sécurité dans les transports (TSA) a ordonné un contrôle renforcé de tous les passagers originaires ou en provenance de 14 pays, dont: l'Algérie, le Nigéria, le Yémen, le Pakistan, l'Afghanistan, la Lybie, la Somalie, Cuba, l'Irak, le Liban, l'Arabie saoudite, la Syrie, le Soudan et l'Iran.
Les contrôles dans les aéroports seront effectués en utilisant de plus en plus les technologies avancées, notamment ces scanners corporel qui permettent de voir le corps en quelques instants. L'intimité des passagers n'est plus garantie et le côté prude des américains va être soumis à rude épreuve, car le choix sera limité: soit le scanner, soit la fouille corporelle, soit pas d'embarquement!
Jusqu'à quel point peut-on augmenter les règles de sécurité? Déjà des réactions sont apparues dans divers pays, mais également à l'intérieur des Etats Unis. Ainsi l'American Civil Liberties Union, association de défense des libertés civiles, dénoncent ces mesures qui tendent à identifier la menace d'un individu en fonction de son pays d'origine. Pour Michael German de l'ACLU, il ne faut pas renoncer aux droits individuels en échange d'un faux sentiment de sécurité.
Pour le président Obama la sécurité est à développer et il faut protéger le citoyen américain, quelque soit l'endroit: la petite ville du Kansas ou les rues de New York. Mais l'américain moyen se rendra bientôt compte qu'il est de plus en plus encadré, surveillé, soumis à des contrôles fastidieux et liberticides. L'amour que les américains ont pour la liberté n'aura plus beaucoup de force pour s'exprimer face aux besoins d'une nouvelle société hautement sécurisée. D'autres murs immatériels remplaceront bientôt ceux qui ont fait l'actualité récemment.


