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Dubaï dans la tourmente

Les difficultés financières récentes de Dubaï (fin novembre 2009) inquiètent l'ensemble des places boursières qui ont réagi par des chutes importantes. L'origine de cet effondrement provient d'une intention de Dubaï de surseoir de six mois au paiement de certaines dettes. La perte de confiance des investisseurs ne s'est pas fait attendre et les bourses ont réagi violemment.

La banque centrale des Emirats arabes unis a cependant réagi en annonçant qu'elle mettrait un dispositif permettant aux banques de sa zone monétaire, d'obtenir des liquidités, rassurant ainsi les investisseurs. Les banques occidentales à Dubaï vont ainsi pouvoir envisager l'avenir proche avec un peu plus de visibilité. Mais l'avenir est-il assuré à long terme? La banque centrale des Emirats est confrontée au dilemme suivant: soit venir en aide à Dubaï comme elle l'a déjà fait par le passé et risquer de puiser dans ses réserves accumulées par les revenus du pétrole, soit ne pas intervenir et risquer un effondrement des bourses du golfe et un effet boule de neige en occident.

Il peut s'agir comme le dit le premier ministre français, «d'une conséquence de la crise que nous venons de connaître et qui n'est pas terminée», mais ne faut-il pas y voir également les égarements d'une politique d'investissement massive vers l'immobilier de grand luxe dans le désert? Une démarche raisonnable, tenant compte des problèmes actuels de pollution et de réchauffement de la Terre aurait été probablement plus porteuse d'avenir. Mais la vision à court terme à encore une fois été retenue et elle risque de coûter bien cher à Dubaï, à la banque centrale des Emirat et à l'ensemble du monde.

Le pétrole et le gaz naturel génère une partie non négligeable du PIB de Dubaï, mais ces ressources ne dureront pas éternellement. Les dirigeants ont donc, dans les années 90, débuté un programme de diversification de l'économie, misant sur le tourisme et la finance internationale en développant des infrastructures gigantesques en un temps très court et en investissant massivement dans la construction d'immeubles et d'îles artificielles. L'objectif est clairement établi: générer beaucoup d'argent en faisant venir les touristes et les capitaux du monde entier, ceci pour compenser la perte des revenus pétroliers lorsque les réserves seront épuisées.

L'épuisement des réserves pétrolières auraient pu attirer l'attention des dirigeants de Dubaï sur la nécessité de préserver ce qui peut l'être. Mais c'est vers une course en avant qu'ils se sont dirigés en choisissant une politique qui génère une augmentation exponentielle de la consommation. Les îles qu'ils ont créées à grands renforts de dollars résisteront-elles si le niveau moyens des océans monte comme le prévoient les chercheurs du monde entier? Il eut été préférable d'imaginer des îles flottantes, autonomes en énergie, peu consommatrices et sans impact sur la pollution. Mais ceci est une autre utopie...

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Références:

  • L'image de Palm Island a été tirée de Google Image
  • La deuxième image de l'article est une vue artistique d'une Ecopolis ou Lilypad de Vincent Callebaut.

 


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